Que nos responsables aillent à Kigali pour voir comment a été éradiqué le sac plastique
-Les riverains de la décharge de Ouled Fayet craignent les effets de sa pollution sur leur santé et l’environnement. Existe-t-il une étude épidémiologique ? A ma connaissance, il n’y a pas eu une véritable étude épidémiologique portant sur l’impact de la décharge de Ouled Fayet sur la santé des riverains. Cela dit, de nombreux spécialistes dans beaucoup de disciplines se sont penchés sur cette décharge. Une véritable étude de santé publique aurait sûrement prouvé ces effets néfastes. -Pourquoi nos autorités ne parviennent pas à communiquer avec les riverains ? Il faut savoir deux choses : la décharge de Ouled Fayet est en voie de fermeture. Les responsables du ministère de l’Environnement ont affirmé à plusieurs reprises que la décharge de Ouled Fayet sera fermée et le site transformé en un grand espace vert. Reste à savoir quel type d’étude sera lancé et dans quel but ? Eliminer juste les odeurs et la pollution «visuelle» ou aller jusqu’à l’impact des lixiviats sur les ressources hydriques de la région ? De plus, cette décharge constitue une véritable bombe à retardement. -Pourquoi n’arrive-t-on toujours pas à trouver une solution radicale pour ces décharges ? S’agit-il d’un manque de volonté ou de moyens ? L’éradication des décharges est une problématique beaucoup plus complexe, car elle relève de plusieurs départements ministériels. Et il faut dire que chez nous, il y a un vrai problème généré par l’incapacité structurelle organique et autre qui rend impossible toute forme de démarche intersectorielle. -Oued Smar, Ouled Fayet et maintenant on parle d’une délocalisation vers Baraki. Ces décharges sont toujours installées dans des zones urbaines… Et où voulez-vous qu’on installe ces décharges ? Sur le (peu) de terres fertiles qui restent au niveau de la Mitidja ? Sur les plages interdites à la baignade ? En banlieue ? La vraie question reste l’absence totale de stratégie intersectorielle. Si notre environnement est pollué, si l’Algérie est aujourd’hui colonisée par les déchets en tous genres, c’est à cause de notre incapacité à nous mettre autour d’une table pour trouver des solutions. Les compétences existent. Elles sont marginalisées et surtout éparpillées dans des secteurs (ministères, entreprises, bureaux d’études…) qui ne veulent pas ou ne peuvent pas travailler ensemble. -Pourquoi n’arrive-t-on pas à s’inspirer des autres modèles appliqués dans des pays développés qui ont fait de la protection de l’environnement une de leurs priorités ? A quand des incinérateurs et des centres de tri en Algérie ? Tout simplement parce que notre modèle de gestion est défaillant. La préservation et la gestion de l’environnement doivent être l’affaire de tous. Du premier magistrat du pays qui doit veiller à la mise en place d’institutions et d’hommes aptes jusqu’au citoyen qui doit faire preuve d’un minimum de civisme en passant par les parents, les voisins, les enseignants, les imams… Sans oublier les partis politiques qui, dans leur quasi-majorité, n’ont aucun programme en matière d’environnement. Par ailleurs, il faut dire que le citoyen algérien est réfractaire à toute forme d’organisation. Essayez de faire respecter les horaires de collecte et de ramassage des ordures ménagères à heure fixe. C’est impossible ! Que cela soit à El Hamri, Bachdjarah ou à Club des pins ! Décideurs, hommes politiques, chercheurs et citoyens doivent comprendre que l’Algérie est sérieusement menacée par l’absence de gestion efficace des déchets. Il faudrait que l’on arrête de saturer le Journal officiel de textes juridiques et que l’on se mette au travail. Un souhait : envoyer en urgence des ministres, des députés, des walis, des présidents d’APC et des comités de quartier au Rwanda pour voir comment Kigali a réussi à éradiquer le sac plastique. Et après cela, organiser un débat.
Gardes communaux : les erreurs du ministère de l’Intérieur
Alors que les actions de protestation des gardes communaux se multiplient à Blida, Boumerdès ou Boufarik, les déclarations du ministère de l’Intérieur sont mises à mal. Cette semaine, le ministère a publié un communiqué d’une page dans différents journaux, plusieurs jours de suite, pour démontrer que les revendications de ce corps de sécurité ont été satisfaites et que par conséquent les protestations sont injustifiées, «excessives» et «irrationnelles». Le ministère dément également toute mesure restrictive. Pourtant cette semaine, des agents de Boumerdès ont constaté qu’ils n’avaient pas reçu leur salaire du mois de juin. A Béjaïa, 65 gardes communaux ont été désarmés et risquent le renvoi. Selon le communiqué, les salaires ont été augmentés au mois de mai 2011 grâce à la revalorisation de deux primes (rendement et risque). La prime alimentaire mensuelle a été augmentée le 8 juillet dernier. Enfin, le ministère précise que «les salaires sont régulièrement versés dans les délais». Là aussi, les faits contredisent le communiqué de presse. Le montant des salaires est inférieur à ceux indiqués par le communiqué. «Revendications légales» Un garde communal de la wilaya de Bouira avec 10 années de service perçoit 22 265,57 DA et non 26 409,20 DA, comme affirmé par le ministère. «Un actif gagne en moyenne 24 000 DA, un retraité 15 000 DA. Nous voulons que ces salaires passent à 25 000 DA et 18 500 DA», explique un garde communal d’Oran. Dans les journaux, le ministère donnait une réponse à toutes les revendications. Le droit à la retraite ? Effectif, après 15 années de service, depuis octobre 2011. La pension d’invalidité ? Mise en place en octobre 2011. Le paiement des heures supplémentaires ? Pris en charge depuis mai 2011. Le statut ? Impossible à modifier puisque les effectifs vont être redéployés. Pour les autres revendications, le ministère a une réponse cinglante : ce n’est pas légal. Il faut donc oublier l’indemnité de licenciement, l’octroi d’une carte de combattant du terrorisme, la titularisation et le reclassement des agents en catégorie 12.
Possibilité de prolonger l’opération d’inscriptions universitaires au 2 août prochain
Le doyen de l’université d’Alger, M. Rabah Cheriet a indiqué jeudi à Alger qu’il était “possible de prolonger les délais des inscriptions universitaires définitives” pour les nouveaux bacheliers, au 2 août prochain. M. Cheriet a souligné, dans une déclaration à l’APS que si les délais prévus pour les inscriptions (26 au 30 juillet) au niveau de toutes les universités du pays s’avéraient insuffisants ils “pourraient être prolongés au 2 août prochain pour permettre aux lauréats du baccalauréat 2012 de s’inscrire dans les spécialités choisies lors des préinscriptions. L’université de Delly Ibrahim (Alger) qui compte la facultés des sciences économiques et de sciences politiques et de l’information, en sus de l’institut d’éducation physique et sportive accueillera 8041 nouveaux étudiants dans ces spécialités pour l’année universitaire 2012-2013, selon le doyen de l’université qui a salué les bonnes conditions dans lesquelles se déroulent les inscriptions définitives. Au niveau de l’université d’Alger 3, pas moins de 220 personnes ont été mobilisées parmi les agents de sécurité et les techniciens ainsi que des fonctionnaires de la commune de Dely Brahim en vue de garantir le bon déroulement de cette opération, outre l’affectation de 30 micro-ordinateurs et de trois amphithéâtres pour les inscriptions selon la spécialité, en vue de réduire la pression sur les agents et les étudiants. Lors de la prochaine rentrée universitaire, l’université de Dely Brahim (Alger 3) accueillera 5450 nouveaux étudiants au niveau de la faculté des sciences économiques, 1276 nouveaux étudiants au niveau de la faculté des sciences politiques, de l’information et de la communication et 461 nouveaux étudiants au niveau de l’Institut de l’éducation physique et sportive. Les universités algériennes ont officiellement ouvert leurs portes ce jeudi et jusqu’au 30 juillet, aux étudiants dans le cadre de la dernière étape des préinscriptions avant de rejoindre les bancs de l’université. Selon les chiffres du MESRS, qui a supervisé les préinscriptions a travers internet, pas moins de 146366 bacheliers ont obtenu leur premier choix sur les dix spécialités proposées, soit 57,65% des bacheliers admis sur les 253 905 ayant rempli leurs fiches de voeux lors des inscriptions”. 220.612 bacheliers de la session 2012, soit un taux de 86,89%, ont obtenu l’un de leurs cinq premiers choix, selon la même source qui a relevé que 96,70% des nouveaux bacheliers ont été orientés selon les dix premiers choix proposés, tandis que 8.371 bacheliers (3,3 %) n’ont obtenu aucun de leurs choix.
Bouira : Sit in des gardes communaux devant le siége de la wilaya
Les gardes communaux sont déterminés à poursuivre leur mouvement de protestation. En effet, des centaines d’agents ont organisé, ce jeudi 26 juillet 2012, un sit in devant le siège de la wilaya de Bouira. Ils dénoncent les sanctions infligées par la délégation de la garde communale à certains délégués de la coordination nationale et le blocage des salaires et les primes de rendement des gardes communaux. Parmi les éléments sanctionnés, figure le délégué national Lahlou Aliouat, suspendu de son poste. C’est ce qui nous déclaré le concerné rencontrés sur les lieux. « Le ministre de l’intérieur et les autorités veulent tout simplement pousser la situation au pourrissement. Le délégué de wilaya a signé la décision de ma suspension de mon poste de garde communal », Cette mesure, explique M lahlou a pour objectif d’affaiblir le mouvement de protestation. Des délégués de wilaya de la garde communale ont indiqué également que pas moins de 600 éléments n’ont pas encore perçus leurs salaires du mois écoulé et les primes de rendements. «C’est en guise de représailles à la suite de notre participation aux marches organisées à Blida et le rassemblement El Karama de Boufarik », ont –ils dénoncé. Lors du sit-in d’hier, les délégués à leur tête M Lahlou a avoué que « des désormais les gardes communaux sont appelés à ne pas participer aux ratissages de l’ANP et aux barrages de la gendarmerie. Nous sommes classé dans la catégorie 6, et nous sommes pas obligé donc de faire leurs travail ». Les contestataires affirment par ailleurs que leur mouvement va se poursuivre et appellent leurs camarades à rejoindre le sit in de Boufarik, et ce, pour prendre part à une autre marche prévue pour ce dimanche sur la Présidence de la république.
Ces mal-logés qui n’en peuvent plus d’attendre : A Aïn Témouchent, on improvise comme on peut
Larbaâ, Aïn Témouchent, Hammam Melouane, cette semaine les émeutes du logement se sont multipliées. Jeunes, moins jeunes, hommes, femmes, enfants, ils sont ces mal-logés oubliés des autorités. L’humidité, la chaleur étouffante de l’été, le froid glacial de l’hiver, la promiscuité… constituent le lot quotidien de ces familles en proie au désespoir. Le seul recours pour se faire entendre ? La violence. Mais les promesses des pouvoirs publics ne sont jamais tenues. Voyage au cœur d’un phénomène qui perdure. A la veille du Ramadhan, près de 500 personnes ont bloqué les RN 35 et régionale 10 de la wilaya de Aïn Témouchent. Ces gens vivent dans des baraquements et attendent un logement social depuis des années. Une petite pièce au plancher incliné dans un sens et le toit dans l’autre. Une petite pièce où les meubles, les matelas et les coussins s’amoncellent. On cuisine à même le sol, à toit ouvert, à deux mètres à peine de ce qui fait office de sanitaires : un simple trou. Difficile de le concevoir, mais ici, dans ce baraquement, rue des Jardins, habite une famille nombreuse. Intissar a 16 ans et vit dans ces lieux avec ses parents, deux de ses frères et deux de ses sœurs. Elle parle de son quotidien d’une voix saccadée, une étincelle de révolte dans les yeux. «L’hiver, on reçoit la pluie qui coule du toit et les torrents d’eau sale qui entrent par la porte, l’été la chaleur nous étouffe.» Chacun des membres de la fratrie intervient dans un brouhaha de plaintes indignées. Sa grande sœur, Leila, est en instance de divorce et s’est résignée à laisser ses deux enfants à son mari pour le moment. «Où est-ce que je pourrais les loger ? On a bien assez de mal à nous entasser ici», s’interroge-t-elle. L’épouse du plus âgé de la fratrie, enceinte, a fui chez ses parents, ne supportant plus les conditions de vie. Elles sont 13 familles dans les alentours à vivre dans de pareilles conditions. Abdesselam, un voisin, refuse d’évoquer le problème de logement. Pour le jeune homme de 28 ans, il s’agit avant tout de «marginalisation, d’abandon et de hogra (injustice)». Il y a quelques années, Abdesselam louait un appartement, mais le loyer ne cessait d’augmenter d’année en année. «C’est devenu un business. Les prix augmentent jusqu’à ce qu’on soit dans l’incapacité de les payer et on se retrouve à la rue.» Les habitants se résignent à improviser une bicoque dans un baraquement et vivotent en espérant une issue prochaine. Blessée Sur un ton mesuré, il raconte les dizaines de démarches administratives pour bénéficier d’un logement social, les promesses «mensongères» du chef de daïra à la veille des élections législatives. «Il est venu constater lui-même les conditions précaires dans lesquelles on vit. Mais après les élections, il ne voulait plus nous recevoir. Il nous a fait savoir qu’il ne pouvait rien faire pour nous, que ce n’était pas de son ressort», dénonce le jeune marié. Il n’y aurait plus de logements disponibles. Pourtant, il y a quelques semaines, plusieurs familles ont été relogées après avoir manifesté leur mécontentement au lendemain de l’écroulement d’un pan de leur toit. «Elles sont passés en priorité alors qu’elles vivent dans de meilleures conditions que nous», s’indigne Abdesselam. Quelques jours plus tard, un mur s’est écroulé sur deux habitants du baraquement, dont la jeune Intissar. La coupe est pleine. Si la lycéenne s’en est sortie avec quelques points de suture, le voisin a été admis à l’hôpital. Dans le voisinage, accidents domestiques et infections sont récurrents. Ce jour-là, armées de banderoles, les 13 familles se sont dirigées vers le centre-ville. Elles sont rejointes par plusieurs dizaines d’autres personnes de l’ensemble de la wilaya, vivant dans des conditions toutes plus précaires les unes que les autres. Immolation Près de 500 protestataires, dont une majorité de femmes, observent un sit-in d’une semaine quelques jours avant le Ramadhan, sur une placette verdoyante en face du siège flamboyant de la wilaya. Six nuits sous le nez de leurs responsables régionaux ne changeront rien. Les manifestants décident alors de bloquer la RN35 et la route régionale 10. La tension monte. Des bruits circulent. Deux personnes auraient tenté de s’immoler. Intissar, la jeune fille de 16 ans, raconte s’être aspergée d’essence. Ses pommettes saillantes s’empourprent de colère : «J’en avais marre, je ne voulais plus vivre dans ces conditions, surtout en période de Ramadhan.» Quelques heures plus tard, les protestataires finissent par libérer la route. «On nous a prévenus que si nous ne quittions pas les lieux, les brigades antiémeute arriveraient et qu’elles seraient moins clémentes», raconte Fatma, mère d’Intissar. De guerre lasse, les contestataires se promettent de revenir à la charge dès la fin de Ramadhan, si les promesses de relogement ne sont pas tenues. Parmi les manifestants, il y avait les enfants de Aïcha, une dame de 60 ans, qui vit avec six enfants et une ribambelle de petits-enfants dans un modeste trois-pièces. Ils sont 15, au total. Aujourd’hui, sur le palier de l’appartement, de petits bambins courent de part en part en riant pendant qu’on prépare le f’tour. Quatre des enfants de Aïcha ont déposé un dossier pour un logement social depuis une dizaine d’années. Elle se bat aujourd’hui pour offrir un toit à deux de ses petits-enfants âgés de 18 et 20 ans. Leur logement familial s’est écroulé lors du tremblement de terre qui a secoué la région en 1999. Leur mère avait alors obtenu la promesse d’un nouveau logement, mais elle est décédée depuis et le dossier n’avance pas. «Si je meurs, où logeront-ils ?», s’inquiète Aïcha. Cave Dans un immeuble du quartier Zitoune, un visage apparaît derrière la porte d’une petite cave. Sous les escaliers, derrière l’ouverture grillagée, de grands yeux bleus et un sourire triste. La dame, d’un certain âge, ouvre la petite porte et laisse découvrir une réalité hallucinante. Assise en bouddha, le toit lui arrive juste au-dessus de la tête. La pièce est juste assez grande pour y entasser deux matelas et quelques effets personnels. Un jeune garçon tente d’allumer un feu sur une petite bouteille de butane. Elle décrit l’enfer avec un sourire. «Je vis ici depuis qu’on m’a expulsée de chez moi en 2007. Je vivais dans l’appartement d’à côté. On m’a demandé de payer une amende de 50 000 DA, mais je n’en avais pas les moyens», raconte-t-elle. Elle a trois enfants dont deux dépendent de l’assistance sociale, faute de pouvoir les loger.
Les Jeux s’ouvrent ce soir à Wembley : que la fête soit !
C’est ce soir, à partir de 19h30, que sera donné le coup d’envoi officiel de la 30e édition des Jeux olympiques au stade mythique de Wembley, à Londres. L’Angleterre, qui organise cette grande manifestation pour la troisième fois de son histoire, veut absolument marquer ce grand événement, surtout après l’onéreuse (100 millions de dollars) et très réussie cérémonie de Pékin, en 2008. La tâche de l’organisation de l’ouverture des Jeux a donc été confiée à celui qui avait remporté l’oscar du meilleur réalisateur pour le film Slumdog Millionaire, Danny Boyle. Avec 34,5 millions d’euros alloués à cette cérémonie, Boyle compte faire revisiter l’histoire du patrimoine britannique, en composant plusieurs tableaux inspirés de la pièce de William Shakespeare La Tempête. Le public sera également mis à contribution lors de cette cérémonie de trois heures et à laquelle prendront part 10 000 figurants, sous le regard de 120 chefs d’Etat et de gouvernement, de très nombreuses personnalités, dont Michelle Obama, le prince William et son épouse Kate, et de plus d’un milliard de téléspectateurs. Cette cérémonie se terminera par le traditionnel défilé des athlètes des 204 pays participant à ces Jeux. Les seize jours suivants, l’attention sera portée sur les exploits des athlètes, qui vont rivaliser afin de pouvoir monter sur la plus grande marche du podium. Le podium reste aussi l’objectif des Algériens dans certaines disciplines, notamment pour le judo, avec la présence de la médaillée olympique à Pékin en 2008, Soraya Haddad, ainsi que pour la boxe. Avant leur départ d’Alger, les Fédérations s’étaient prononcées sur leurs objectifs, et les responsables de la Fédération de boxe avaient clairement affiché leur intention de reconquérir le podium après la médaille de bronze remportée par Mohamed Alloulou en 2000. Pour peu que le nouveau scandale de vol de vélo, dont sont accusés trois boxeurs algériens, ne vienne pas déstabiliser la sérénité du groupe, qui donnait pourtant l’impression d’être bien concentré sur son objectif.
Libye: des pauvres fêtent le ramadan dans les décombres du QG de Kadhafi
Des dizaines de familles libyennes pauvres savourent leur premier ramadan libre depuis la chute de Mouammar Kadhafi dans les décombres du complexe militaire de Bab al-Aziziya, QG du dictateur défunt, où elles ont élu domicile.”Nous n’arrivons pas à y croire: nous avons un foyer et célébrons le ramadan dans un endroit qui était autrefois complètement hors d’atteinte”, se réjouit Sourour Rabti, l’une des habitantes du tristement célèbre complexe.Bab al-Aziziya était la principale base à partir de laquelle opérait le colonel Kadhafi, jusqu’à ce que les rebelles soutenus par l’Otan pénètrent dans la caserne ultra-sécurisée le 23 août au cours d’une bataille décisive.Il n’en reste qu’un gigantesque champ de ruines, de bâtiments effondrés, de décombres et d’ordures. Une quarantaine d’habitations y ont été bricolées à partir des gravats.Mme Rabti et sa famille ont emménagé dans une maison abandonnée du complexe en octobre, mois durant lequel Mouammar Kadhafi, après avoir dirigé la Libye d’une main de fer durant quatre décennies, a été capturé par des rebelles puis tué.Sa famille compte huit membres, dont trois gagnent de maigres salaires, et fait partie des plus aisées dans une zone de Bab al-Aziziya abritant quelques habitations décentes où la peinture fraîchement appliquée peine à dissimuler d’épaisses couches de suie.Certains carreaux de la maison de Mme Rabti ont été fêlés par les explosifs utilisés lors de l’assaut contre Bab al-Aziziya. Spacieuse mais sommaire, elle abritait autrefois un officier de haut-rang vivant à quelques encablures de la résidence du Guide suprême libyen.Les fenêtres brisées ont été remplacées par du plastique jaune, une porte de récupération tangue sur des charnières chancelantes tandis que d’autres ouvertures restent béantes.Pas de vent ni d’air conditionné pour atténuer la chaleur estivale de Tripoli, où le thermomètre frise les 40°.La famille gagne à peine de quoi se nourrir mais “nous sommes heureux car le sang des martyrs n’a pas été versé en vain” estime Mme Rabti, employée dans l’administration.”C’est la première fois que nous célébrons le ramadan de façon détendue, sans crainte, même si nous le vivons dans la simplicité”, souligne sa mère Zohra, qui cultive un peu de menthe, des tomates et des poivrons pour agrémenter les repas.D’autres habitants de Bal al-Aziziya, moins bien lotis, ont passé un hiver sans fenêtre pour se protéger du froid, et souffrent de la chaleur et de l’alimentation très précaire en eau et électricité.”On voudrait une solution, juste un petit geste du gouvernement pour nous donner espoir”, dit à l’AFP Oum Seif, installée là depuis presque un an.Un simple câble relie son foyer au réseau électrique et l’eau que sa famille doit aller chercher à la pompe à l’extérieur du complexe est stockée dans de grands récipients en plastique.”Mais avant tout je souhaite la stabilité, que le gouvernement me transfère ou me laisse ici”, dit cette habitante dont la famille était auparavant réduite à habiter chez son beau-père.Abdel Salam Segayer, qui vit de menus travaux de bricolage, se souvient avec fierté: “quand nous sommes arrivés, tout était détruit”.”Nous avons ramassé les corps dans les décombres et les avons enterrés. Nous avons installé nos propres câbles électriques et nos tuyaux d’eau. Nous avons peint nos maisons. Au début, je ne dormais pas tellement j’étais enthousiaste d’avoir ma première maison”, raconte ce père de deux enfants.Mais dans d’autres parties de Bab al-Aziziya, des habitants occupant des casernes très endommagées éconduisent les visiteurs, réclamant “des solutions, pas des médias”.
La grâce présidentielle contestée
«A chaque Ramadhan, Bouteflika nous lâche ces délinquants», s’offusque un citoyen à la rue Khelifa Boukhalfa. Violences, rixes, bagarres, agressions ponctuent chaque année le mois de Ramadhan. Depuis son intronisation à la tête de l’Etat, le président Abdelaziz Bouteflika, conformément à ses prérogatives, promulgue des décrets de grâce présidentielle au profit des détenus à chaque occasion «nationale» ou «religieuse». Un «pardon» qui lui a valu, à en croire certains ex-détenus, «une popularité et une estime parmi la population carcérale». Pour les citoyens que nous avons interrogés un peu partout dans les quartiers d’Alger, «ça ne peut plus continuer ainsi, ces délinquants avant de commettre leur délit savent que leur séjour en prison sera court du fait de la grâce présidentielle», clament-ils. Un sursis accordé aux «récidivistes» et autres repris de justice qui n’hésitent pas à semer la terreur et la violence dans les villes et villages. Un état de fait que même les policiers en faction ne supportent plus : «Nous assistons, chaque mois du Ramadhan, à une recrudescence des actes de criminalité et de délinquance dans la capitale, nous remarquons que les auteurs des bagarres et des agressions dans Alger ne sont pour la plupart que des repris de justice. Sitôt relâchés après la grâce présidentielle, ils sont renvoyés en prison», explique un officier de police lors de l’arrestation d’un «repris de justice» au marché algérois Clauzel. Et de poursuivre son analyse : «Vous savez, la rue pour eux n’est qu’un prolongement des différends et autres guerres de leadership entres les délinquants à l’intérieur de la prison. Une fois sortis, ils se livrent à une vraie guerre de gangs, ce qu’on appelle dans le jargon des prisonniers ‘‘les complots ou lahssayaf’’ (règlements de compte). Pour cela, ils n’hésitent pas à mobiliser les jeunes de leur quartier contre ceux d’autres quartiers et à utiliser des armes blanches et autres armes interdites, comme les pompes à gaz ou encore récemment les chiens dangereux comme les pitbulls ou les rottweilers.» Son collègue pousse l’analyse plus loin : «Il s’agit parfois de rixe simulée, en d’autres termes, la police est obligée d’intervenir, cela permet aux trafiquants et autres vendeurs de drogue de passer leur marchandise en grande quantité dans leur cachot, étant donné qu’un grand nombre de policiers interviennent dans le même endroit.» Citoyens et policiers sont donc livrés à la même situation, ils font face aux agissements de ces hordes de délinquants et ils partagent le même avis : la grâce présidentielle est en partie la cause de la recrudescence de la délinquance en ce mois de Ramadhan. Pourtant, le Rassemblement national démocratique (RND), du Premier ministre Ahmed Ouyahia, était le seul parti politique algérien à avoir plaidé dans son programme électoral lors des dernières législatives d’agir «au Parlement pour le durcissement des lois réprimant la grande criminalité et nous militerons pour une forte réduction des grâces cycliques», pouvait-on lire au chapitre V du programme du RND. En attendant la traduction des promesses en faits concrets, la délinquance, dans toutes ces formes, continue de faire des victimes sur fond de clémence présidentielle.
Trafic de ciment a Skikda : 24 entrepreneurs sous contrôle judiciaire
Les gendarmes de la brigade de Bekkouche-Lakhdar, à l’est de Skikda ont présenté, dans la soirée de jeudi dernier, trente trois (33) entrepreneurs devant le Procureur de la République près le tribunal de Azzaba. Impliqués dans une affaire de faux et usage de faux vingt quatre (24) d’entre eux ont été placés sous contrôle judiciaire, deux (02) cités à comparaitre à l’audience de dimanche prochain et les sept (07) autres ont été relâchés. A rappeler que l’affaire remonte au mois d’octobre 2008, lorsque la brigade de Gendarmerie Nationale de Bekkouche-Lakhdar avait ouvert une enquête sur la base de renseignements rapportant que des entrepreneurs liés par contrat avec la dite cimenterie procédaient à l’introduction de faux dossiers auprès de l’administration en mentionnant des projets fictifs, en vue d’obtenir de grandes quantités de ciment, destiné en fait à la spéculation.
El Gusto sur grand écran
Dans El Gusto, Safinez Bousbia raconte les retrouvailles de musiciens chaâbi, juifs et musulmans, séparés par la guerre de Libération. Le film sort sur les écrans algériens demain. Un jour d’été 2003, Safinez Bousbia, la réalisatrice, se promène dans les rues de La Casbah et rencontre Mohamed El Ferkioui, un miroitier. La discussion s’engage et la jeune femme découvre que cet homme était accordéoniste dans l’un des plus célèbres orchestres de chaâbi d’Alger dans les années 1950. El Anka, professeur au Conservatoire, réunit à l’époque une quarantaine de jeunes élèves, juifs et musulmans, pour explorer le répertoire de cette musique traditionnelle issue d’influences berbères, andalouses et religieuses. Mais lorsque la guerre de Libération éclate, certains musiciens, fils de pieds-noirs, quittent le pays, d’autres fuient la capitale, et l’orchestre se sépare. Safinez Bousbia décide alors de reconstituer, autant que possible, cet orchestre célèbre. En 2007, 42 musiciens donnent un concert à Marseille. C’est le début d’une tournée qui se poursuit aujourd’hui encore. Le film raconte l’histoire de ces retrouvailles entre musiciens, à l’image du documentaire Buena Vista Social club, sur la musique cubaine. Tourné entre 2006 et 2008, El Gusto est sorti en France en janvier dernier. Le film et le disque de la bande originale ont eu du succès de l’autre côté de la Méditerranée. Mais en Algérie, le visa d’exploitation s’est fait attendre. Si aujourd’hui, ce visa existe, il n’est pas certain que le film puisse être montré dans tout le pays, faute de salle. El Gusto sera présenté en avant-première ce soir à la salle Cosmos d’Alger.
Louisa Hanoune dénonce “la paralysie politique”
Actualité Samedi, 28 Juillet 2012 09:50

Louisa Hanoune dénonce “la paralysie politique”
Par : Rédaction Nationale
La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a indiqué, hier à Alger, que l’université d’été du parti se tiendra du 3 au 5 août prochain à Blida et qu’elle portera, entre autres, sur le bilan de 50 ans d’indépendance et les perspectives d’avenir. Intervenant à l’ouverture de la session ordinaire du bureau politique, Mme Hanoune a précisé que ce dernier examinera la finalisation des préparatifs de l’université d’été qui évoquera également les élections locales. À ce propos, la première responsable du PT a appelé le président de la République à réviser la loi sur les élections qui comporte, selon elle, “des carences” à éviter pour les prochaines échéances. “L’état de paralysie politique actuel nécessite des décisions déterminantes”, a-t-elle soutenu. Elle fait savoir que le bureau politique a proposé le maintien de la commission électorale mise en place pour les législatives du 10 mai. L’université d’été sera également l’occasion d’examiner la flambée des prix de produits de consommation qui démontre, à son sens, l’échec total de la politique mise en œuvre par le ministère du Commerce. Les participants à l’université d’été passeront en revue la situation du système éducatif “anéanti” par les contre-réformes, en dépit des efforts fournis, admet-elle, pour la prise en charge de l’aspect matériel et celui des infrastructures. La secrétaire générale du PT a enfin évoqué la “vacance de postes” au gouvernement qui risque d’avoir des “retombées néfastes”, a-t-elle averti.
Le Marocain Benkirane assassine l’UMA
Actualité Samedi, 28 Juillet 2012 09:50

Le Marocain Benkirane assassine l’UMA
Par : Merzak Tigrine
Mettant comme préalable à la relance de l’Union du Maghreb arabe la réouverture des frontières algéro-marocaines, le Premier ministre islamiste marocain a littéralement réduit à néant les ambitions du président tunisien, Moncef Marzouki, qui en a fait son cheval de bataille.
Encore une fois, Rabat montre son véritable visage quand il s’agit de construire réellement l’Union du Maghreb arabe en mettant en avant ses différends avec l’Algérie, qu’il refuse de régler dans un cadre global comme le demandent les autorités algériennes. Si ce n’est pas le conflit du Sahara Occidental, c’est l’histoire des frontières fermées entre l’Algérie et le Maroc depuis 1994. Ainsi, même si la date officielle de ce sommet maghrébin n’a pas été encore arrêtée, car elle est toujours au stade des consultations entre les différents chefs d’État du Maghreb, le Maroc remet carrément en cause sa tenue. Cette fois-ci, c’est le nouveau Premier ministre marocain, l’islamiste Abdelillah Benkirane, qui vient anéantir les efforts de relance de l’UMA, menés par le chef de l’État tunisien, Moncef Marzouki. Ainsi, pour le Chef du gouvernement marocain, le sommet de l’Union du Maghreb arabe, prévu avant fin 2012 en Tunisie, “sera de pure forme” en raison de la persistance de la fermeture des frontières terrestres entre le Maroc et l’Algérie. Dans une interview parue jeudi dans le quotidien Attajdid, l’organe de son parti islamiste Justice et développement (PJD), Abdelillah Benkirane a affirmé que “les conditions de la tenue d’un sommet ne sont pas encore mûres et tant que les frontières entre le Maroc et l’Algérie ne seront pas rouvertes”, une telle réunion “sera seulement de pure forme”. Rejetant, bien sûr, la responsabilité entière sur la partie algérienne, le Premier ministre du roi Mohammed VI a déclaré : “Notre politique vis-à-vis de nos frères algériens est basée sur l’Histoire, les deux peuples sont liés par des relations d’amour et de fraternité. Malheureusement, la direction algérienne a un autre avis (…), mais nous parions sur l’avenir.” “Il est impensable que la France et l’Allemagne se soient réconciliées et que l’Algérie soit en situation d’adversité vis-à-vis du Maroc”, a-t-il encore martelé, sans prendre la peine de préciser à qui incombe cette responsabilité. Une chose est sûre, Abdelillah Benkirane vient d’asséner un coup dur à l’Union du Maghreb arabe, qui pourrait ne pas s’en relever, tant les indices laissaient penser qu’une réactivation de l’UMA, entamée au lendemain du Printemps arabe grâce au rapprochement entre les capitales de cette entité, y compris entre Rabat et Alger malgré la persistance de contentieux, était possible. Et c’est cela qui a encouragé le président tunisien à proposer un sommet de cette organisation régionale, que la Tunisie doit en principe accueillir en octobre 2012, avec pour objectif de relancer l’UMA, qui est demeurée au stade des textes depuis sa création en 1989. Pour rappel, le dernier sommet maghrébin remonte à 1994. L’UMA vise notamment à créer une zone de libre-échange. Ses objectifs sont toutefois restés lettre morte en raison de différends entre ses membres.
M T
Tizi Ouzou : Débrayage à la Laiterie de Draâ Ben Khedda
Les travailleurs de la Laiterie de Draâ Ben Khedda (10 km à l’ouest de Tizi Ouzou) se sont mis en grève ce jeudi 26 juillet pour, dit-on, «soutenir et se solidariser» avec un de leurs collègues, à la suite de sa convocation au commissariat de police de ce centre urbain, a-t-on appris de sources locales. Cette convocation est intervenue, précisent nos sources, après un dépôt de plainte par le patron de la Laiterie contre un de ses employés qui l’aurait traité vertement au sortir de son bureau. Aussitôt convoqué par les services de police, le mis en cause informe ses collègues qui auraient ensuite invité les équipes devant préparer les quantités de lait à livrer jeudi matin «à ne pas toucher à leurs machines de production», selon des travailleurs. Avec cette énième grève à la Laiterie de Draâ Ben Khedda, dont on ignore le temps qu’elle prendrait encore, c’est assurément un coup dur pour la bourse des chefs de familles dans la région qui vont devoir s’approvisionner en ce produit, vital pendant le ramadhan, auprès d’autres producteurs venant hors de la commune. Ces autres producteurs ne manqueront pas de sauter sur l’aubaine pour écouler leur surplus de lait en ce chef-lieu de daïra de près de 40 000 habitants à raison de 35 DA le litre, voire plus et avec une qualité moindre, comme ce fut le cas tout au long des 5 mois de débrayage ayant paralysé cette entreprise du début octobre 2011 à fin février 2012.
Khenchela : Un jeune tué par balles
Un jeune répondant aux initiales de S.A., âgé d’une trentaine d’années, résidant au quartier de la route de Aïn Beida, a été atteint par balles, jeudi soir, au moment de la prière des tarawih, précisément sur la route de Zoui. Les balles ont été tirées par des inconnus cagoulés, circulant à bord d’un véhicule et qui ont aussitôt pris la fuite, a-t-on appris de source sure. La victime, grièvement blessée, a été évacuée en urgence à l’hôpital de Khenchela, avant d’être transférée au CHU de Batna où elle succombera à ses blessures. Les services de sécurité ont ouvert une enquête pour identifier les auteurs de cet horrible crime, qui a mis en émoi la population de la ville de Khenchela en ce mois de Ramadhan.
Le RND organise des sessions ordinaires des conseils de wilaya
Syrie: Alep mitraillée, les effectifs de l’armée au complet avant l’offensive
Plusieurs quartiers d’Alep ont été mitraillés vendredi par les hélicoptères des forces gouvernementales syriennes, désormais “quasiment au complet” en vue d’un assaut décisif contre les rebelles dans la deuxième ville de Syrie.La répression et les combats ont fait 59 morts vendredi dont 27 civils, 17 soldats et cinq rebelles, selon un bilan provisoire de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Dans la province de Deraa, 10 personnes ont été tuées, dont des civils et des combattants, dans des combats entre les forces gouvernementales et les rebelles qui avaient attaqué un commissariat.Les forces de l’armée massées depuis jeudi aux abords d’Alep “sont quasiment au complet. Les rebelles quant à eux sont installés dans de petites ruelles, ce qui rendra difficile la bataille”, a indiqué une source de sécurité syrienne à l’AFP. Le président de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, a averti que si les troupes du régime avaient recours à “un usage excessif de la force (…) il y aurait des centaines de morts”.Les quartiers de Salaheddine (sud-ouest), al-Azamiyé (sud-ouest), Boustane el-Kasr (sud), al-Machad (sud) et al-Soukkari (sud) étaient mitraillés par les hélicoptères, selon l’OSDH.Des combats se sont déroulés à Jamiliyé et à Mahatat Baghdad, dans le centre d’Alep, et sur la place Saadallah al-Jabiri, principale place du centre-ville. Quatre civils ont péri notamment dans le bombardement du quartier Firdaws dans le sud.En dépit des violences, plusieurs manifestations ont eu lieu à Alep, notamment dans les quartiers d’Alep al-Jadida (nouvel Alep, ouest), Midane et Khaldiyé (nord), Boustane el-Kasr, Hanano City (est) et Hamdaniyé (sud-ouest).Dans l’après-midi, les rebelles ont annoncé avoir capturé environ 150 militaires syriens et miliciens pro-régime dans le nord de la Syrie, à Alep et Idleb, ont annoncé vendredi des militants et l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).Des manifestants ont défilé également dans la province d’Alep, à Deraa (sud) et Hama (centre).Dans le quartier de Salaheddine (sud-ouest), des centaines de rebelles se préparaient à une offensive majeure de l’armée.”Les civils ont quitté le quartier”, a affirmé à l’AFP un combattant à Salaheddine joint au téléphone. “L’armée n’a pas tenté de rentrer, elle est aux abords du quartier”, a ajouté ce rebelle qui se fait appeler Moulhane.Les rebelles ont fait état de la capture d’une centaine de soldats et de miliciens pro-régime durant les combats à Alep, dans une vidéo diffusée sur internet. Ailleurs dans le pays, les rebelles ont dit avoir capturé 50 militaires, dont 14 officiers, après 12 heures d’affrontements et s’être emparés d’un important poste militaire et de l’axe principal de Maaret al-Noomane, dans la province d’Idleb (nord-ouest). Une femme et son garçon ont été tués par des obus qui se sont abattus sur la ville.Jeudi, la répression et les combats avaient fait 164 morts dont 84 civils, 43 soldats et 37 rebelles. Les violences ont fait 19.000 morts depuis le début du soulèvement.
في افتتاح دورة مجلس الشورى لحمس أمس
الجمعة, 27 يوليو 2012عدد القراءات: 38
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أبو جرة يدعو لحل البرلمان وتشكيل حكومة وفاق وطني موسعة
صفحة المنشقين طويت وبئس الحركة إذا بنت مجدها على أربعة وزراء دعا أبو جرة سلطاني رئيس حركة مجتمع السلم رئيس الجمهورية عبد العزيز بوتفليقة إلى ما أسماه إعادة الأمل بخطاب مشابه لخطاب 15 أفريل من العام الماضي يكون متبوعا بآليات عمل ميدانية لتجاوز حالة الترقب الحالية، وطالب بحل المجلس الشعبي الوطني الحالي وانتخاب مجلس جديد سواء بعد تعديل الدستور أو قبله، كما طالب بتشكيل حكومة وفاق وطني واسعة القاعدة، واعتبر ا صفحة المعارضين الذي انشقوا عن الحزب قبل أيام مطوية، مؤكدا أن حركة مجتمع السلم هي حركة مؤسسات وعلى الجميع احترام قرارات هذه المؤسسات، لكنه أوضح أن المساعي قائمة مع جماعة عمار غول من أجل العودة وانتظار المؤتمر السادس بعد ثمانية أشهر فقط. اعتبر أبو جرة سلطاني رئيس حركة مجتمع السلم صفحة عمار غول وزملائه الذي استقالوا قبل أيام من الحزب “مطوية” ، وقال في الكلمة الافتتاحية للدورة العادية لمجلس شورى الحركة التي افتتحت أمس بالعاصمة ” البعض لم تعجبهم قرارات مجلس الشورى فاتخذوا طريقا آخر، نتأسف ونذكر هؤلاء بأن حمس هي حركة مؤسسات وعندما يصدر أي قرار عن مجلس الشورى على الجميع الالتزام والتسليم، أما من يقرر طريقا آخر فليتحمل وحده المسؤولية التاريخية والسياسية والأدبية فالحركة أوسع من الأشخاص”، وواصل يقول في ذات الاتجاه ” إذا كان الله قد قال لا إكراه في الدين فكيف نكره نحن الناس على السياسة.. هذه صفحة نعتبرها مطوية لكن الجهود تبقى متواصلة لان أمامنا تحديات اكبر من أن يواجهها حزب أو تحالف”. ولم يعط المتحدث حيزا كبيرا في كلمته لما حدث داخل بيت حمس عكس ما كان ينتظره الجميع، لكنه قبل ذلك فضل التذكير بمسار المشاركة السياسية للحركة مند يناير 1994 والى غاية الانتخابات التشريعية الأخيرة، كما ذكّر أيضا بالكيفية التي تتخذ بها القرارات داخل حمس ومنها قرار عدم المشاركة في الحكومة المقبلة الذي اتخذه مجلس الشورى في دورته الطارئة أيام 18، 19 و20 ماي الماضي مباشرة بعد الانتخابات التشريعية الذي دفع غول وبعض القيادات للتمرد. وفي تصريح هامشي له عقب كلمة الافتتاح اعتبر سلطاني ما حصل داخل بيت حمس من “إفرازات الديمقراطية”، لكنه أبدى نوعا من الاستياء من سلوك عمار غول وزملاء له في الحركة عندما قال انه “ليس طيبا أن كل من لم تعجبه قرارات المؤسسات ينفصل عنها.. لقد رسمنا قواعد اللعبة وإذا لم تحترم ما قيمة المؤسسات والديمقراطية ككل”. وعاد الرجل الأول في حمس ليقول إن الحركة لا تخضع للأشخاص بل حركة مؤسسات، مشيرا إلى تواصل الجهود والمساعي مع جماعة المنشقين من اجل العودة خاصة وان المؤتمر السادس على بعد ثمانية أشهر، وقال في هذا الصدد انه طلب من المنشقين انتظار المؤتمر وطرح كل ما يرغبون فيه بما في ذلك تغيير الخط السياسي للحركة، وعندما سئل سلطاني عن مدى تجاوب المنشقين مع المساعي التي تحدث عنها رد بأن البعض تجاوب والبعض لم يجد ما يقول عندما سئلوا عن سبب استقالتهم، ملمحا انه من الصعب على البعض أن يقول إما أن أكون في الحكومة أو أستقيل، ليخلص إلى أن حمس حركة لا تخضع للأشخاص بل حركة مؤسسات بل وذهب إلى ابعد من ذلك عندما قال ” بئس الحركة إذا بنت مجدها على أربعة وزراء”. كما قال سلطاني أيضا انه يتحمل مسؤولية ما يحدث داخل حزبه مائة بالمائة، وانه لن يستقيل إلا في المؤتمر.. وانه ليس من أولئك الذين يرمون المنشفة بل سيقدم عهدته للمؤتمر المقبل، جازما أنه لن يكون ي هناك مؤتمر استثنائي كما يطالب البعض لأن المؤتمر الخامس على بعد ثمانية أشهر فقط. وقد جرت جلسة افتتاح الدورة العاجية لمجلس الشورى الوطني في أجواء عادية بحضور جميع الأعضاء عدا غياب العناصر التي قدمت استقالتها منها ثلاثة من المكتب الوطني هم محمد جمعة، أحمد لطيفي والحاج حمو مغارية، وثلاثة أيضا من مجلس الشورى منهم الوزير السابق عمار غول، اما عضو المكتب الوطني المكلف بالإعلام كمال ميدة فقد استقال من منصبه حسب عبد الرحمان سعيدي رئيس مجلس الشورى وقد حضر الدورة. في الجانب السياسي استعرض سلطاني الوضع السياسي في البلاد بعد الانتخابات التشريعية الأخيرة وقال بشأنه انه حخلق حالة من الجمود في البلاد، وان الإصلاحات أخذت مسارا مغايرا لما كان يحلم به الشعب، وانه أريد لها أن توضع في وعاء واحد وان يعاد الوضع السياسي إلى ما قبل أكتوبر 1988 مع فارق واحد هو وجود تعددية لا تضيف شيئا، وبعد هذا العرض دعا سلطاني إلى حل المجلس الشعبي الوطني الحالي وإعادة الانتخابات إما بعد تعديل الدستور الذي طالب بأن يعرض على الاستفتاء الشعبي أو قبله، كما طالب بتشكيل حكومة وفاق وطني واسعة القاعدة، وتشكيل هيئة وطنية توكل لها مهمة مراجعة الدستور، ولجنة وطنية محايدة للإشراف على الانتخابات المحلية، مبديا استعداد حركته مناقشة فكرة الماركة في حكومة وفاق وطني موسعة اذا طرحت من اجل الجزائر فقط كما شدّد على ذلك. كما عاد سلطاني إلى الربيع العربي ليقول إن الجزائر لا تزال تتحرك في رواق مريح وان قرار إعادة ترتيب أوراقها لا يزال بيد أبنائها، لكن حذر من أن للوقت حساب آخر وما هو متاح اليوم قد لا يكون متاحا غدا أو بعد غد، وستختتم دورة مجلس الشورى اليوم بعد مناقشة العديد من الملفات منها على الخصوص ملف المنشقين والملف السياسي الذي اعتبره رئيس المجلس ملف الدورة بالنظر لما هو سائد في الساحة السياسية وبالنظر للاستحقاقات المقبلة.
محمد عدنان
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une rentrée universitaire sans ministre risque d’être compromise
Contrairement à son optimisme des années passées, le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) menace d’une rentrée universitaire houleuse, minée par le dossier du logement des enseignants et la restriction du droit à l’activité syndicale. -Les préparatifs de la rentrée universitaire ainsi que les inscriptions qui se font sans ministre. Pensez-vous que cela peut influencer le déroulement de l’événement ? Vous devez savoir que cette vacance, qui dure depuis déjà plus de quatre mois, a paralysé l’ensemble de la dynamique de partenariat durement établi avec l’ancienne équipe, ce qui a provoqué de nombreux débrayages dans plusieurs universités durant les mois de juin et juillet, et qui risque de compromettre la rentrée dans plusieurs établissements. Ce dysfonctionnement a été contre-productif pour notre secteur, mais la question des inscriptions reste l’opération la mieux maîtrisée par le ministère. -Quelques 230 000 nouveaux bacheliers vont rejoindre les bancs de l’université. Un nombre important qui vient s’ajouter aux centaines de milliers d’étudiants qui peuplent déjà les campus universitaires. Le CNES voit d’un mauvais œil l’arrivée massive de nouveaux étudiants. La politique de la massification a été un choix purement politique qui répondait à des considérations de démocratisation de l’enseignement, d’égalité des chances et de justice sociale, et non à des considérations d’ordre scientifique. Aujourd’hui, il est impératif de débattre de l’avenir de l’université algérienne, à la lumière de ses performances actuelles et des services qu’elle rend à la nation. Est-ce que l’université peut mieux faire ? Au CNES, nous disons oui. Il suffit de réunir les conditions de son épanouissement. Mais pour cela, il faut ouvrir un large débat sur la question de la massification. Les différents segments de la société, les partis politiques, l’Assemblée nationale doivent s’impliquer pleinement afin d’affiner les meilleurs choix à prendre en faveur de l’université algérienne, qui est appelée à jouer un rôle déterminant dans le processus global de développement. Le CNES considère que le problème de l’université algérienne dépasse de très loin les préoccupations du seul exécutif et de la seule tutelle. La question de la massification de nos universités concerne l’ensemble de la société, car si elle donne l’illusion au peuple d’une société plus juste et plus ouverte à l’ascension sociale, elle influe en réalité sur la qualité de la formation et de la recherche, et donc du développement socioéconomique de la nation. Alors quel est l’avenir de l’université publique face à cette politique de massification, qui est plutôt exploitée pour gagner un pari social et non celui du développement? -Lors de votre dernière sortie, vous avez menacé d’une rentrée universitaire houleuse. Vous dites que les enseignants reviendront à la charge. Pour quelle raison ? Trois questions fondamentales minent la rentrée universitaire. La question du logement reste la principale, car une totale opacité entoure ce dossier et la tutelle tergiverse durant les trois dernières années sans opter pour une stratégie claire et juste. Au CNES, nous disons que le programme du Président doit rapidement être achevé – jusqu’à présent seulement 10% de ce programme sont réellement réalisés – et que ces logements reviennent de droit aux enseignants non bénéficiaires. Quant à la question des droits et libertés syndicales, il faut reconnaître que depuis l’absence du ministre, la situation a atteint une dimension intenable qui nous inquiète sérieusement. Il y a ensuite les problèmes d’ordre pédagogique et de recherche, notamment ceux liés à la gestion du «système LMD» et aux problèmes des enseignants doctorants, qui en s’écroulant sous les effectifs, ne trouvent pas assez de temps pour finaliser leurs thèses et qui en dépassant 6 inscriptions (comme prévu par la loi) trouvent d’énormes difficultés pour faire aboutir leurs travaux. -Le CNES est en colère quant aux suspensions des enseignants. Que comptez-vous faire ? Rétablir nos collègues dans leurs droits est notre priorité. A la rentrée, le Conseil prendra toutes les dispositions nécessaires pour faire valoir nos droits. La tutelle doit prendre nos revendications au sérieux. -Vous accusez certaines parties de vouloir casser l’université publique pour ouvrir les portes au privé. Pouvez-vous être plus clair ? Oui. La situation à l’université publique est plus qu’inquiétante. L’absence d’une gestion démocratique et d’une véritable politique de partenariat ouvre les portes à toutes les dérives et préparent ainsi, et logiquement, à un état d’esprit qui encouragerait l’ouverture d’universités privées qui se consolideraient au détriment des universités publiques, en attirant les meilleures compétences à travers des salaires attrayants et dopés. Il existe bien des cliniques privées et des écoles privées. Des universités privées sont à craindre.
massacre à huis clos à Alep
L’assaut des troupes fidèles à Bachar Al Assad contre les insurgés retranchés dans la ville d’Alep a-t-il commencé ? La situation sur le terrain confortait hier cette hypothèse. Hier, dès les premières lueurs du jour, plusieurs quartiers de cette ville, située près de la frontière turque, ont été mitraillés par les hélicoptères de l’armée régulière. Massivement massées aux différentes portes de la ville, les troupes spéciales envoyées sur place par le nouveau chef de l’armée syrienne semblent avoir pour objectif de prendre au plus vite en tenaille leurs adversaires avant d’en finir avec eux. Le contrôle d’Alep, deuxième ville et poumon économique du pays, est un enjeu majeur pour l’opposition. En cas de victoire de l’Armée syrienne libre (ASL), composée de déserteurs et de civils armés, les observateurs prédisent une chute rapide du régime. Dans le cas contraire, le conflit pourrait s’enliser. Dans l’attente de connaître l’issue finale de cette bataille décisive, de violents combats entre l’armée syrienne et les insurgés se sont déroulés à Al Jamiliyé, dans le centre, à Mahatat Baghdad et sur la place Saadallah Al Jabiri, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Selon un responsable du régime, l’Armée syrienne de libre (ASL) compterait entre 3500 et 4000 combattants à Alep. Les rebelles se trouveraient surtout dans les quartiers périphériques du sud et de l’est. «Ils sont installés dans de petites ruelles, ce qui rendra difficile la bataille», affirme la source de sécurité syrienne à l’AFP. En face, les forces gouvernementales sont «quasiment au complet», selon une ONG syrienne et cette source de sécurité. Le général Fayez Amr emboîte le pas au général Tlass En riposte aux attaques de l’armée régulière syrienne, les rebelles, armés de fusils d’assaut, de kalachnikov, de fusils mitrailleurs, de roquettes et de bombes artisanales ont lancé au cours de la journée de petites offensives contre des postes de police et des renseignements. Ils auraient réussi à capturer une centaine de soldats de l’armée régulière. L’espoir, estiment-ils, réside dans la solidarité des autres combattants qui viendraient renforcer les défenses de Salaheddine ou ralentir l’arrivée de l’armée avec des sabotages et des escarmouches. Preuve que la situation y est très dangereuse, les combats avaient déjà fait hier 28 morts dont 17 civils, 9 soldats et 2 rebelles, selon un bilan provisoire de l’OSDH. Quatre civils ont péri notamment dans le bombardement du quartier Firdaws dans le Sud. Les habitants du quartier, eux, fuyaient en masse. Jeudi, le bilan des tueries était 164 morts, dont 84 civils, 43 soldats et 37 rebelles. En dépit des violences, plusieurs manifestations ont eu lieu à Alep, notamment dans les quartiers d’Alep Al Jadida, Midane et Khaldiyé, Boustane El Kasr, Hanano City et Hamdaniyé. Des manifestants ont défilé également dans la province d’Alep, à Deraa et Hama. Depuis un camp de réfugiés en Turquie, le général Fayez Amr, emboîtant le pas au général Manaf Tlass, a aussi appelé à la formation d’un gouvernement provisoire d’union pour surmonter les divisions de l’opposition. Après 16 mois de crise en Syrie et des dizaines de milliers de morts, l’opposition syrienne peine toujours à présenter un front uni face au régime de Bachar Al Assad. Cette incapacité s’expliquerait par la persistance de deux lignes de fracture, entre islamistes et laïcs d’une part, entre Syriens de l’intérieur et exilés d’autre part. Le bain de sang annoncé Eu égard aux sombres perspectives qui s’offraient aux habitants d’Alep, les Occidentaux ont mis en garde contre un massacre. Le président syrien «s’apprête à commettre de nouvelles tueries contre son peuple» à Alep, a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. La France est «très préoccupée par les informations venant du terrain» et appelle «à la fin des violences et de l’utilisation de moyens lourds par le régime». L’Italie a, dans son côté, demandé à ce qu’«une pression maximale» soit exercée sur le régime et le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a mis en garde contre «une perte de vies dévastatrice et un désastre humanitaire» à Alep. Alors que le chef du maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, a déclaré, avec une forme d’impuissance, qu’il n’y avait pas de plan B au plan de paix de l’émissaire spécial Kofi Annan pour régler la crise syrienne, la Haut commissaire de l’ONU en charge des droits de l’homme s’est, elle aussi, déclarée «profondément alarmée» par le sort des civils en Syrie et par la possibilité d’«une confrontation imminente majeure» à Alep. Navi Pillay s’est dit «convaincue» que «des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ont été (…) commis en Syrie». Sur la même note aussi pessimiste, l’ex-chef des observateurs de l’ONU en Syrie, le général norvégien Robert Mood, a, pour sa part, affirmé que la chute de Bachar Al Assad n’était qu’une question de temps tout en estimant qu’elle ne suffirait pas nécessairement à mettre fin à la guerre civile dans ce pays.
Ouled Fayet : la décharge de la discorde
La direction de l’environnement de la wilaya d’Alger attend qu’une entreprise réponde à l’appel d’offre lancé à la mi-juillet. Le Centre d’enfouissement technique de Ouled Fayet sera bien fermé. Ainsi en a décidé la justice en 2007. Mais cinq ans plus tard, les riverains de ce qui est devenu une décharge à ciel ouvert n’en peuvent plus. «Cette odeur d’oignon pourri te colle à la peau, reste dans ta tête, tu ne peux pas t’en défaire. Et quand on passe le doigt sur la fenêtre, il devient tout noir.» Jihane, 25 ans, habite à Baba Hassen. Voilà cinq ans que la décharge de Ouled Fayet pollue la vie des habitants des communes environnantes. Le 11 juillet dernier, un appel d’offres international a été lancé pour trouver une entreprise qui se charge de la fermeture de ce qui devait être un Centre d’enfouissement technique performant et qui est devenu, au cours des années, une décharge. Une fermeture déjà prononcée par décision de justice en 2007, suite aux protestations récurrentes de la population. Désagréments Un Central Park à l’algérienne : voilà le projet (voir illustration ci-contre) tel qu’il a été pensé et tel qu’il se trouve à la direction de l’environnement, à quelques kilomètres de là, à Bab El Oued. Un document que les habitants de la zone de Ouled Fayet ne connaissent pas. Mais Abdou Benachenhou, ingénier pétrolier et président de l’Association de l’environnement des habitants de Baba Hassen (commune touchée par les désagréments de la décharge, avec Douéra et Ouled Fayet) ne croit pas à sa reconversion. «Il est impossible de transformer cette décharge en espace de détente, tant les sols sont infiltrés de lixiviats et de gaz toxiques et explosifs», s’emporte ce militant mobilisé depuis 24 ans par son combat contre la décharge. Plus que les désagréments dus aux odeurs, c’est l’ensemble des considérations sanitaires et écologiques confirmées par des médecins présents lors de notre rencontre qui sont mises en avant. «La nappe phréatique est touchée !, affirment les membres de l’association parmi lesquels figurent des médecins. Quand on voit le bétail boire dans les eaux usées rejetées par les installations de la décharge qui ont cédé, il y a de quoi s’inquiéter !» Pour le docteur Abad, résidant à Baba Hassen, le constat est sans appel : «Dans les communes avoisinant la décharge, les cas d’asthme, de maladie de la peau, de maladie respiratoires, dont la tuberculose, se sont multipliés ces dernières années.» A la direction de l’environnement, Messaoud Tebani essaie tant bien que mal de défendre un projet qui, finalement, souffre surtout d’un manque de communication et d’un problème de sous-traitance. Car à lire le cahier des charges original du CET, la station d’Ouled Fayet correspondait au niveau d’exigence des standards internationaux. «La fermeture et la réhabilitation de la décharge ont été budgétisées et inscrites au plan quinquennal 2010-2014 de la wilaya d’Alger. On ne mérite pas cet acharnement, s’insurge-t-il en réaction aux manifestants qui ont coupé la route en début de juillet. Il faut comprendre : pour des raisons techniques, on ne peut pas fermer la décharge du jour au lendemain.» Interrogé sur la contamination des sols, il argumente aussi : «L’étude livrée en 2008 a prévu d’extraire les biogaz et d’épurer les lixiviats par des turbines d’aspiration à la tête de chaque puits.» Selon lui et les chefs de projet présents lors de notre entretien, les accusations relatives à la pollution de la nappe phréatique ne sont pas fondées, car sur place, «il n’existe pas de nappe, il s’agit d’un terrain argileux.» A Baba Hassen, les habitants n’en démordent pas. «On a travaillé toute une vie pour avoir une retraite tranquille, témoignent-ils en chœur. On n’a pas demandé à se réveiller et à s’endormir avec cette odeur insupportable…»
Quand le mercure tutoie les 50 degrés à Bagdad, on se douche dans la rue
Yacoub le livreur zigzague dans Bagdad, recroquevillé sur son diable. “C’est ramadan, je jeûne. C’est dur”, souffle-t-il et plonge la tête sous une des “douches” installées sur le trottoir pour rafraîchir les Bagdadis accablés jeudi par des températures de 50 degrés.De “douches”, les filets d’eau qui s’échappent de tuyaux d’arrosage disgracieux n’en ont que le nom. Peu importe, “ça fait du bien”, s’exclame Yacoub, 53 ans.Dans le quartier de Sinak, au centre de la capitale irakienne, des “douches” ont été installées spontanément par les commerçants environ tous les 200 mètres, à même le trottoir. Elles sont reliées à l’alimentation d’eau des magasins.”On a installé une +douche+ juste devant mon magasin avec un ami. On s’est dit que ça permettrait aux passants de se rafraîchir un peu”, explique Ammar Younès, du fond de son échoppe où se côtoient huiles, lubrifiants et désodorisants pour voiture à la fraise, à la menthe et aux fruits des bois…Les Irakiens sont habitués aux étés torrides. De juin à septembre, le mercure oscille en journée autour des 45 degrés. Mais jeudi, il devait atteindre les 50 degrés à Bagdad, selon les services météorologiques irakiens.De quoi décourager plus d’un client, souligne Ammar Younès. Et, remarque-t-il, c’est ramadan, l’un des cinq piliers de l’islam. Selon la tradition, les musulmans doivent se priver de nourriture et de boisson du lever au coucher du soleil pendant un mois. Le pays tourne alors au ralenti.Jour férié pour les fonctionnairesLa hausse des températures a même poussé le Conseil des ministres à décréter un jour férié jeudi pour tous les fonctionnaires irakiens .Policiers, militaires et forces de sécurité ne sont pas concernés, dans un pays où, même si elles ont baissé depuis les terribles années 2006-2008, les violences restent monnaie courante. Lundi encore, une série d’attentats revendiquée par Al-Qaïda en Irak a coûté la vie à 113 personnes, dont de nombreux soldats et agents de police, l’une des cibles privilégiées du réseau extrémiste.Au point de contrôle de véhicules de la rue Joumouriyah, le sergent Abbas, qui ne souhaite pas donner son nom de famille, dit ne pas être inquiet. Les “checkpoints” de l’armée sont fréquemment visés par les insurgés, mais, dit-il, “la pression vient plus de la chaleur, du bruit, des milliers de voitures” que de la peur.Le sergent Abbas a défait les premiers boutons de son uniforme. “Il fait chaud c’est vrai. Nous devons être patients. Avec le ramadan, il faut attendre jusqu’au soir pour manger. Mais nous sommes bien entraînés, et puis nous servons notre patrie”, lâche-t-il.A proximité, des enfants se passent la tête sous une douche dotée, elle, d’un véritable pommeau.
Pas de retour du crédit à la consommation
Il n’y aura pas de retour au crédit à la consommation, du moins pas pour le moment. Les rumeurs qui circulent depuis quelques semaines déjà n’ont aucune raison d’être. La création de la centrale des risques pour les ménages, qui a suscité les espoirs des uns et des autres, ne signifie pas l’ouverture de la voie au retour du crédit à la consommation, affirme un conseiller à la banque. La centrale des risques se chargera exclusivement des crédits immobiliers accordés à 1,5 million de bénéficiaires, affirme la même source. Comment se fait-il alors que certains concessionnaires automobiles proposent des crédits à taux zéro ? Une démarche strictement interdite et illégale, selon notre source, qui met en garde contre l’installation d’un marché parallèle. «Si ce crédit proposé se développe, nous serons dans un marché de crédit informel», explique-t-il. «Les usagers doivent être plus vigilants. Car il faut d’abord vérifier rigoureusement si réellement il n’y a pas de taux d’intérêt pour le remboursement», ajoute-t-il. Comme il n’existe aucun dispositif de protection au niveau des concessionnaires automobiles, les usagers se mettent en danger. «Les banques sont les seules habilitées à accorder des crédits bancaires et elles sont soumises à un contrôle de l’autorité monétaire. Pour les autres, il faut se poser la question de la transparence de la tarification, avertit-il. Dans ce qui se passe actuellement, les concessionnaires n’ont pas hésité à se substituer aux banques !» Une concurrence déloyale, selon lui. Côté concessionnaires, on insiste sur le fait qu’il ne s’agit nullement d’un crédit auto, mais plutôt d’un crédit fournisseur. «Tout concessionnaire peut le faire à condition qu’il dispose d’une bonne assise financière. C’est une simple procédure commerciale pour booster les ventes», explique-t-on.
KHENCHELA : Un policier tire sur son collègue
Un policier a utilisé son arme en tirant une balle sur son collègue, jeudi soir, à l’hôtel de police, a-t-on appris de source sure. Cette dernière précise que l’incident est survenu suite à une dispute entre les deux policiers. Blessée, la victime a été évacuée en urgence à l’hôpital de Khenchela. Les services de sécurité ont ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de cet acte.
Imad Benchenni : On veut du neuf, de l’air frais dans le cinéma algérien
Zabana représentera l’Algérie au 37e Festival du film international de Toronto, au Canada, du 6 au 16 septembre prochain. Le long métrage de Saïd Ould Khelifa, dont l’avant-première se fera à la rentrée, à Alger, a été écrit par le journaliste et poète Azzeddine Mihoubi. Le jeune acteur Imad Benchenni y tient le rôle vedette. Ce film lui offre l’occasion d’entrer dans le vaste monde du 7e art. Pour ce mois de Ramadhan, Imad Benchenni est la guest-star du sketch Zhar makanch, diffusé sur Echourouk TV. -Que représente pour vous Ahmed Zabana ? Ahmed Zabana représentait la jeunesse algérienne des années 1940-1950. C’était un homme courageux et responsable. Il avait sacrifié sa vie pour une Algérie libre. Avant le film, je ne connaissais pas grand-chose sur le personnage. Je ne retiens que ce que j’ai lu dans les manuels scolaires. Je sais qu’il était le premier guillotiné par l’armée coloniale française. Pas plus. Avec le film, j’ai essayé de faire des recherches sur internet. Je n’ai malheureusement pas trouvé beaucoup d’informations. J’ai lu sur Larbi Ben M’hidi, par exemple. Il avait un itinéraire presque similaire à celui de Zabana. Il a été condamné à mort lui aussi (Larbi Ben M’hidi avait été torturé par l’armée coloniale française avant d’être exécuté sans procès en 1957, ndlr). Il y aussi Hassiba Ben Bouali et Ali La Pointe. Tout le monde se rappelle de La Bataille d’Alger (le film de l’Italien Gillo Pontecorvo, sorti en 1966, ndlr). J’ai appris beaucoup de choses sur les amis de Ahmed Zabana tels que Abane Ramdane. Cela est évoqué dans le scénario du film. Abdelhafid Boussouf est également présent dans le film. -Le cinéma algérien devrait-il s’intéresser plus à l’histoire de la guerre de Libération nationale et à ses héros ? Nous sommes, en la matière, très en retard. Il faut peut-être saisir l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie pour produire des films. Il y a peu de productions. Le septième art peut faire mieux connaître aux jeunes l’histoire de la guerre de Libération nationale. Il y a des méconnaissances. L’erreur vient de nous. Il faut le dire, nous ne lisons pas assez de livres. Par contre, il y a de l’intérêt pour la télévision et le cinéma. Les gens ont mieux connu le personnage de Mostefa Ben Boulaïd grâce au film d’Ahmed Rachedi. Ce n’est qu’un exemple. -Quel bilan faites-vous des cinquante ans d’indépendance de l’Algérie ? L’Algérie est encore un pays jeune. Il nous faut encore plus de temps pour bâtir une nation. On est en phase de construction. Il est nécessaire de surmonter les défauts et les failles. La jeunesse doit être à l’avant-garde. Elle constitue plus de 75% de la population, mais elle n’est pas présente au Parlement. Les jeunes ne s’intéressent pas à la politique, d’une part. Et de l’autre, on ne donne pas la chance aux jeunes d’émerger. Pour moi, les jeunes doivent s’impliquer plus en politique, donner leurs opinions, défendre leurs idées. J’adore la politique, mais je n’ai jamais pensé m’y impliquer. -Vous voulez être député ? Plus tard, pourquoi pas ! C’est peut-être une manière de participer à la vie politique et donner son point de vue. Les jeunes doivent se faire entendre. Le chômage est, pour moi, un problème réel. L’embauche doit se faire sur la base de la compétence, pas sur celle des connaissances. Si la question du chômage est sérieusement prise en charge, tout devient facile après. -Ces dernières années, Mostaganem a gagné la réputation d’être «une terre» de harga pour les jeunes. Cela vous a-t-il inspiré, d’autant que vous êtres natif de cette ville ? J’ai écrit des textes de slam sur ce phénomène puisque j’ai commencé avec cela. Et je n’ai pas cessé de faire du slam. La harga est un thème très présent dans mes écrits. Cela me fait mal de voir les jeunes partir de cette manière. J’ai même perdu des amis, morts en pleine mer. Pour le slam, j’ai fait un peu de scène à Oran et à Mostaganem. J’ai commencé à m’intéresser à ce genre poétique en 2002 en écrivant en arabe et en français. J’avais un groupe qui s’appelait New Voice. Après le décès de Hicham Amar, un des membres fondateurs, nous avons arrêté nos activités il y a trois ans. -Du slam, vous êtes passé au cinéma… J’ai eu des propositions pour interpréter des rôles dans des feuilletons, mais pas pour le cinéma. Je n’ai pas participé à un feuilleton. Je peux m’y intéresser. Tout dépend du sujet et du réalisateur. J’avoue que ne suis pas convaincu par les travaux de certains réalisateurs. Il y a en Algérie les old school et la new generation. Je veux bien travailler avec les jeunes réalisateurs qui cherchent la qualité. Je ne veux pas des old school. Ils sont quelque peu dépassés. On veut du neuf, de l’air frais dans le cinéma algérien et dans les feuilletons de télévision. J’aime bien la démarche de Djaâfar Gacem. J’ai apprécié la saison une de Djemaï Family et de Saâd el gat (Yahia Mouzahem). -Quels sont les films algériens qui vous ont le plus marqué jusque-là ? J’ai aimé Taxi Mekhfi (Bakhti Benamar), Les vacances de l’inspecteur Tahar (Moussa Haddad). Je penche donc plus vers la comédie. Pour les drames, j’ai apprécié Chroniques des années de braise de Mohamed Lakhdar Hamina, Indigènes et Hors-la-loi de Rachid Bouchareb. Pour ce qui est des coproductions, j’adore des films tels que Délice Paloma (Nadir Moknèche), Mascarades (Lyes Salem) ou Cartouches gauloises (Mahdi Charef). Il faut que tous les réalisateurs algériens aient leur chance dans le cinéma, qu’ils soient de l’Est, de l’Ouest, du Sud ou du Centre. On ne doit pas imposer l’accent d’une région du pays aux dépens d’une autre. Il faut dépasser certaines barrières. Par exemple, dans le film Zabana, tous les accents algériens sont présents. Les réalisateurs doivent essayer de fédérer et éviter l’exclusion dans les castings. Les comédiens de l’ouest du pays en ont beaucoup souffert. Je n’ai aucune limite dans mon travail. Je peux camper sans problème un premier rôle avec n’importe quel accent du pays. -Et quel rôle refuserez-vous de jouer au cas où il vous serait proposé ? Celui d’un harki ! Après avoir joué le rôle d’Ahmed Zabana, il me sera impossible d’interpréter celui de harki. Cela dit, rien ne peut m’empêcher d’avoir des rôles sérieux dans des comédies. J’adore la démarche artistique de Mohamed Fellag. J’apprécie aussi Salah Aougrout. Pour le théâtre, j’aime le travail de la comédienne Hanane Boudjemâa. Moi-même, j’ai fait du théâtre avec la troupe El Moudja de Mostaganem dans trois pièces. J’ai étudié le théâtre à l’université. Il n’y a pas un théâtre régional à Mostaganem, la ville qui abrite le Festival du théâtre amateur depuis des décennies. C’est une forme d’exclusion. Dans cette ville, il existe beaucoup d’associations comme El Moudja, El Ichara et autres. Elles travaillent dans des conditions difficiles. Le siège du théâtre El Moudja a été démoli par les autorités pour y implanter un autre projet. Après un dur combat, une école nous a été donnée. L’école est aujourd’hui occupée par des sans-abris. Le désordre total quoi ! El Moudja attend toujours d’avoir un local digne de ce nom. Tous ces problèmes m’ont découragé de poursuivre dans le théâtre. Cela dit, je préfère le cinéma au théâtre. J’ai toujours voulu faire du cinéma. Je me sens bien dans cet art. J’ai travaillé avec des gens qui aiment ce métier comme Yacine Alloui et Saïd Ould Khelifa. Dans le film Zabana, nous étions entourés d’une équipe de professionnels, passionnée du septième art. J’espère que ce sera le cas pour les autres projets. A mon avis, l’Algérie a besoin d’une grande école de cinéma pour former les jeunes aux métiers du septième art. C’est devenu une nécessité, une urgence.
Crise au Fln à souk ahras : Des appels pour le départ du Mouhafedh
La situation se corse au FLN à Souk Ahras, et ce n’est plus les revendications classiques brandies depuis l’année 2007 par les contestataires de toujours, ralliés depuis peu par d’autres. Ces derniers demandent carrément le départ de Mohamed Messaâdia, actuel Mouhafedh et ex-membre de l’APN. Tous le déclarent « persona non grata » à travers un communiqué adressé à qui de droit. La sortie de la ligne idéologique du parti est l’un des griefs retenus contre lui. Des militants, rencontrés ce vendredi, aux alentours du siège principal du FLN, n’ont pas lésiné sur les mots pour exprimer leur ras-le-bol. « Libre à lui (le Mouhafedh) s’il veut rallier la mouvance islamiste ; des partis agréés sont là pour l’accueillir, mais nous n’accepterons jamais que le FLN soit vidé de ses principes fondamentaux comme tente de le faire le Mouhafedh(…) des transfuges et des rescapés des autres formations, notamment celles se réclamant ouvertement hostiles à la ligne du FLN, gèrent actuellement le parti », a déclaré un des opposants. « Au lieu de servir la nation et sa wilaya, Mohamed Messaâdia a utilisé son poste de député pour faire des victimes parmi la population, par instances officielles interposées », ajoutera un autre. Les quatre factions menacent de recourir à la force pour imposer un changement à la tête de la mouhafadha.
فيما وضع القادة العسكريون “للإيكواس” الترتيبات الأخيرة للتدخل
الجمعة, 27 يوليو 2012عدد القراءات: 27
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قائد “الأفريكوم” يعترف بصعوبة الأوضاع في مالي و ينتقد ضعف التصدي للقاعدة في الساحل
قال الجنرال كارتر هام رئيس القيادة العسكرية الأمريكية في إفريقيا “افريكوم” إن جناح القاعدة في شمال إفريقيا (القاعدة ببلاد المغرب الإسلامي) هو أغنى أجنحة التنظيم وانه “يهيمن على الجماعات الإسلامية التي تسيطر على شمال مالي”. وأضاف الجنرال كارتر أول أمس على هامش زيارة للسينغال إن المجتمع الدولي وحكومة مالي يواجهان تحديا معقدا في محاولة التعامل مع الوجود المتزايد لهذا التنظيم في شمال مالي الصحراوي. وأشار الجنرال هام إلى أن الجماعات الإسلامية تسيطر الآن على شمال مالي مستفيدة من الأسلحة التي تسربت من الصراع الذي شهدته ليبيا العام الماضي. لكنه انتقد الجهود السابقة للتصدي لتنظيم القاعدة ببلاد المغرب الإسلامي ووصفها بأنها غير فعالة. وقال قائد الأفريكوم في تصريح “نحن – المجتمع الدولي والحكومة المالية – ضيعنا فرصة للتعامل مع تنظيم القاعدة ببلاد المغرب الإسلامي عندما كان ضعيفا. والآن أصبح الموقف أصعب كثيرا وسيتطلب الكثير من الجهد من المجتمع الدولي وبالتأكيد من الحكومة المالية الجديدة”. وقال الجنرال الأمريكي إن العلاقات بين الجماعات الإسلامية المختلفة في شمال مالي معقدة وانه لم يتضح إذا كانت هذه الجماعات متحالفة على أساس عقائدي أم على أسس نفعية بحتة. وأضاف:”نعتقد أن التنظيم الأكثر هيمنة هو تنظيم القاعدة ببلاد المغرب الإسلامي. نعتقد إنهم الجناح الأفضل تمويلا للقاعدة وأغنى فروعها”. من جهة أخرى، وضع القادة العسكريون لمجموعة دول غرب إفريقيا في اجتماع اختتموه أول أمس بالعاصمة الإيفوارية اللمسات الأخيرة لخطة التدخل العسكري في مالي الذي تدعمه فرنسا و يؤيده الإتحاد الأوروبي. غير أن المشكلة التي مازالت تؤرق المتحمسين للتدخل العسكري هي عدم تمكنهم حتى الآن من الحصول عل تفويض من مجلس الأمن الدولي لنشر ما لا يقل عن 3300 جندي في إطار هذا التدخل. وقال قائد الجيش في كوت ديفوار الجنرال صومايلا باكايوكو في ختام اجتماع استغرق يومين لمسؤولين عسكريين من دول المجموعة الاقتصادية في ابيدجان لبحث خطة التدخل و وضع آخر الترتيبات الخاصة بها أن بعثة المجموعة الاقتصادية لدول غرب افريقيا مستعدة لتنفيذ مهمتها والانتشار في مالي. وأضاف “ننتظر فقط قرار مجلس الأمن الدولي”، مشيرا إلى وجود 3300 عسكري من المجموعة الاقتصادية لدول غرب إفريقيا سيذهبون إلى مالي و أن 13 دولة من أصل 15 في المنظمة ستشارك في التدخل، و لم يشأ تقديم تفاصيل أخرى. وأعلن إن الاجتماع العسكري المقبل للمجموعة الاقتصادية لدول غرب إفريقيا حول مالي سيعقد في التاسع من أوت في باماكو. وامتنع مجلس الأمن الدولي حتى الآن لثالث مرة على التوالي منح تفويضه لتدخل عسكري رغم الضغوطات الكبيرة التي مارستها فرنسا. وقال رئيس كوت ديفوار الحسن وتارا الرئيس الدوري للمجموعة الاقتصادية لدول غرب إفريقيا أن المجموعة تنتظر أيضا طلبا رسميا من باماكو ومساعدة خارجية وخصوصا لوجستية. و(الإيكواس) هي مجموعة مكونة من 15 دولة تأسست عام 1975 في مدينة لاغوس العاصمة القديمة لنيجريا، و هي تضم كلا من نيجيريا، وبينين، وبوركينا فاسو، والرأس الأخضر، وكوت ديفوار، وجامبيا، وغانا، وغينيا، وغينيا بيساو، وليبريا، ومالي، والنيجر، والسنغال، وسيراليون، والتوغو. وكانت موريتانيا أحد أعضاء المنظمة ولكنها انسحبت عام 2000 ، في حين اختيرت مصر مؤخرا عضوا مراقبا بها. و فيما يعرف شمال مالي انفلاتا أمنيا شاملا، طالبت الجبهة الموحدة للدفاع عن الجمهورية والديمقراطية المناهضة للانقلابيين باستقالة الحكومة الانتقالية وعلى رأسها الوزير الأول شيخ موديبو ديارا، متهمة إياها بأنها عديمة الكفاءة لمواجهة الأوضاع في شمال البلاد الذي تسيطر عليه جماعات إسلامية مسلحة. وقالت الجبهة في بيان وزعته أول أمس بالعاصمة باماكو إن “الوزير الأول لا يملك أي إستراتيجية حول كيفية تحرير شمال البلاد لا بالحرب ولا عن طريق المفاوضات”، مشيرة إلى أنه “بعد ثلاثة أشهر من تنصيب مويبدو ديارا والأمور تتدهور في مالي وتزداد تأزما لعدم عدم احترافية وكفاءة هذه الحكومة”. وفي نفس السياق، طالبت الأحزاب المشكلة للجبهة بضرورة استقالة الحكومة وذلك من أجل “تسهيل المشاورات لتنصيب وزير أول جديد وتشكيل حكومة وحدة وطنية”. وفي سياق متصل أفادت مصادر متطابقة أن رئيس مالي بالوكالة ديونكوندا تراوري يكون قد عاد أمس الجمعة إلى باماكو بعد شهرين قضاهما في العاصمة الفرنسية باريس للعلاج على إثر اعتداء تعرض له على يد متظاهرين مناهضين له. وكان تراوري قد أصيب بجروح خطيرة في 21 ماي الماضي إثر هجوم تعرض له في مقره قرب باماكو من قبل متظاهرين، ونقل للعلاج بعد ذلك بأيام إلى باريس.
محمد.م
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Ghoul atomise le MSP
Actualité Samedi, 28 Juillet 2012 09:50

Ghoul atomise le MSP
Par : Nadia Mellal
La démission de Amar Ghoul du MSP a créé une nouvelle situation au sein du parti qui risque d’aller tout droit à l’implosion, tandis que Soltani, lui, parle d’avenir “prometteur” pour son mouvement.
“Je ne pense pas que leur départ du parti puisse influer sur le MSP car le mouvement est une institution qui est présente dans quarante-huit wilayas et dans 1 060 communes, notre formation a beaucoup de cadres, de parlementaires ainsi que des ministres.” C’est ainsi qu’a réagi, hier, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abou Djerra Soltani, à la démission de plusieurs membres du conseil consultatif (madjliss echoura) de son parti. Intervenant en marge de la séance d’ouverture des travaux de la session ordinaire du conseil consultatif du MSP, tenue à Staouéli à Alger, dans une ambiance empreinte d’inquiétude sur l’avenir de cette formation islamiste, Soltani a indiqué à la presse qu’on “ne voulait pas se séparer d’eux, surtout qu’il reste huit mois au congrès”. Sans nommer les démissionnaires, représentés en l’occurrence par Amar Ghoul, Lotfi Ahmed, Mohamed Djemaâ et Hadj Hamou, le président du MSP a révélé avoir pris langue avec eux pour comprendre leur démarche. “J’ai contacté certains d’entre eux et je leur ai dit qu’il reste du temps pour le congrès, venez et vous changerez la ligne du parti si c’est ce que vous souhaitez.”
Selon Soltani, ces cadres démissionnaires ont, lors de la dernière session extraordinaire du conseil consultatif du parti, “exprimé leur point de vue sur la ligne et les positions du parti”. “On leur a donné le temps de réfléchir et les portes leur sont encore ouvertes”, dit-il. à propos des raisons de la démission de ces cadres, Soltani a indiqué à la presse que “certains ont donné des explications et d’autres n’ont pas trouvé quoi dire”.
Incompréhension sur les raisons de la démission de Ghoul
Ne comprenant visiblement pas les fondements du geste de ces cadres, Soltani sollicite les journalistes pour les interroger à ce propos. “Vous pouvez leur poser la question : pourquoi avez-vous démissionné ? Est-ce que vous avez démissionné parce que le parti a décidé de quitter le gouvernement ?” interroge-t-il avant d’y répondre : “C’est-à-dire, soit qu’on reste dans le gouvernement, ou alors ils démissionnent.” Cette attitude désarçonne Soltani puisqu’il considère que “cela témoigne de la misère du parti”. “Si le mouvement bâtit sa gloire sur quatre ministres, c’est vraiment la misère du mouvement.” L’incompréhension de Soltani par rapport à l’attitude de Ghoul et de son équipe est telle qu’il rappelle que l’ensemble des décisions du mouvement ont été prises dans le cadre de la concertation au sein même du conseil consultatif présentement réuni. Il rappelle, en effet, que l’adhésion du MSP à l’Alliance présidentielle constituée du FLN et du RND s’est faite après l’aval de ce conseil, tout comme la décision de quitter le gouvernement ainsi que la création de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV). “Nous avons pris l’ensemble de nos décisions après concertation, il se trouve malheureusement que nos décisions n’ont pas plu à certains. Cela nous désole”, dit-il sur un ton de regret, avant de reprendre un ton plus ferme : “Cependant, il nous est demandé à tous d’être disciplinés par rapport aux positions du parti et d’être responsables politiquement”. Pour montrer qu’il n’est pas le seul à dénoncer cette attitude, Soltani évoque les ministres actuellement en poste (Mustapha Benbada, Smaïl Mimoune et Abdallah Khanafou) et présents à la rencontre d’hier. “Justement, nos trois ministres ici présents ont exprimé leur discipline vis-à-vis du parti ainsi que leur disponibilité à démissionner à tout moment du gouvernement.” Toutefois, ajoute Soltani, si les contestataires persistent et signent dans leur volonté de quitter le parti, “nous leur souhaitons bon courage et la page pour nous sera définitivement tournée”. “Nous sommes devant des défis et un avenir prometteur et le mouvement est plus important que les individus”, dit-il.
Soltani : “Je ne démissionnerai que lors du congrès”
À la question de savoir s’il compte démissionner de la tête du MSP comme revendiqué par ses contestataires, Soltani répondra sur un ton ferme et avec un large sourire : “Je ne vais démissionner que lors du congrès.”
“Je ne suis pas de ceux qui quittent en cours de chemin.” Sollicité à propos de la revendication d’un congrès extraordinaire, Soltani fera remarquer que “nous pouvons avancer le congrès, car il ne lui reste que huit mois”. “On peut l’avancer au mois de janvier par exemple et discuter l’ensemble des questions qui se posent, y compris la ligne politique”, dit-il. Revenant au conseil consultatif de son parti, l’actuel leader du parti estime que les choses peuvent encore revenir à la normale dans la maison MSP. “Nous avons trois jours de débats pendant lesquels nous allons discuter et prendre des décisions.” “Et s’il y a désaccord, nous irons au vote et c’est la majorité qui l’emportera. L’Égypte nous a donné une leçon sur la compétition lors de la présidentielle. La compétition doit se poursuivre jusqu’à ce qu’il y ait émergence de gagnants. Et tout se passe en toute démocratie.”
Soltani sollicite Bouteflika pour un discours à la nation
Le président du Mouvement de la société pour la paix a critiqué vigoureusement la situation politico-sociale du pays, tout comme l’absence de la formation d’un nouveau gouvernement. Il sollicite dès lors l’intervention du chef de l’État. “La situation du pays ne changera que si le président de la République présente dans un nouveau discours les contours principaux du futur paysage politique avec notamment la révision de la Constitution.” Dans le même temps, le patron du MSP émet un certain nombre de propositions : la dissolution du Parlement et l’organisation de nouvelles élections législatives. Soltani a indiqué dans son allocution à l’ouverture des travaux de la session ordinaire du conseil consultatif du MSP qu’à défaut de cela, il recommande alors de soumettre la Constitution au référendum populaire avant l’organisation des élections législatives. Il a, dans le même temps, appelé à “la formation d’un gouvernement d’entente nationale à large base” ainsi qu’à la constitution d’une instance nationale impartiale de surveillance des élections et d’une commission nationale de supervision des élections. Notant que le MSP a toujours placé l’intérêt national au-dessus de son intérêt, il appelle à ce que l’ensemble des formations politiques soient impliquées dans la gestion du pays. Le président du conseil consultatif national du MSP, Abderrahmane Saïdi, a expliqué, pour sa part, le rôle du mouvement sur la scène politique nationale, mettant en avant son rôle en tant que facteur de stabilité en Algérie. Cette session ordinaire procédera à une évaluation globale de la précédente étape et établira une vision prospective des prochaines échéances dont les élections locales et la révision de la Constitution, a-t-il souligné. “Nous avons assez de courage et de sincérité qui nous permettent d’examiner et de traiter les questions sensibles et conflictuelles avec objectivité et à cœur ouvert”, a dit M. Saïdi au sujet de la situation interne du mouvement. Les travaux de la session ordinaire du conseil consultatif national du MSP se poursuivent à huis clos.
N M
JIJEL : Un garde communal mortellement blessé
Un garde communal, B.Karim, âgé de 32 ans, marié et père d’un enfant, a trouvé la mort accidentellement, ce vendredi aux environs de 3h du matin, en manipulant son arme. L’accident est survenu au domicile familial du défunt, sis au lieu dit Labhayar, sur les hauteurs de la commune de Sidi Maârouf, au sud de Jijel. La victime, touchée par balle au niveau de l’artère fémorale, a rendu l’âme en cours de route, avant son arrivée au service des urgences de l’EPSP de Sidi Maârouf. Son corps a été déposé à la morgue de l’EPH Bachir Mentouri d’El Milia. Une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances de cet accident.
En Syrie, l’offensive est imminente à Alep, enjeu stratégique décisif dans le conflit
L’armée syrienne massait jeudi d’importantes troupes autour d’Alep pour lancer une offensive majeure et reprendre le contrôle de la métropole du Nord, en proie depuis une semaine à de violents combats et devenue un enjeu décisif du conflit.A Damas, où l’armée a reconquis la plupart des quartiers, des affrontements se poursuivaient, notamment dans le quartier Hajar al-Aswad, où sont regroupés les rebelles, après des violences dans le camp palestinien de Yarmouk (sud), selon des habitants et des militants.Jeudi, une cinquantaine de personnes, en majorité des civils, ont à nouveau péri à travers le pays, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).Pas de découragementEn outre, les corps de 12 insurgés, tués par un bombardement mercredi alors qu’ils aidaient des civils à fuir, ont été retrouvés à Al-Ajami près de la frontière avec la Jordanie, selon l’ONG. Mais les violences ne semblent pas décourager les militants anti-régime qui appellent sur leur page Facebook à de nouvelles manifestations vendredi, comme toutes les semaines, avec pour mot d’ordre “soulèvement des deux capitales” et “la guerre de libération continue”.A Alep, deuxième ville de Syrie et poumon économique resté de longs mois à l’écart des violences qui ont fait plus de 19.000 morts depuis mars 2011, se joue une bataille décisive et les troupes préparent une offensive imminente.”Les forces spéciales se sont déployées mercredi et jeudi sur le flanc est de la ville et d’autres troupes sont arrivées en vue de participer à une contre-offensive généralisée vendredi ou samedi” à Alep, où les rebelles contrôlent certains quartiers, a indiqué à l’AFP une source de sécurité.Dans le même temps, 1.500 à 2.000 rebelles sont arrivés de l’extérieur pour prêter main-forte à quelque 2.000 de leurs camarades, a ajouté cette source, selon qui les insurgés se trouvent surtout dans les quartiers périphériques du sud et de l’est et tiennent les routes menant à l’aéroport.Mère des bataillesL’imminence de la contre-offensive a également été confirmée par les rebelles.”Des renforts militaires sont arrivés à Alep et nous nous attendons à tout moment à une offensive majeure”, a affirmé à l’AFP le porte-parole de l’Armée syrienne libre (ASL, essentiellement composée de déserteurs) à Alep, le colonel Abdel Jabbar al-Okaidi, joint depuis Beyrouth via Skype.Selon lui, environ 100 chars et de nombreux autres véhicules militaires sont arrivés à Alep, où un nouveau front s’est ouvert le 27 juillet.Si Alep tombe, “le régime est fini et les deux adversaires le savent”, a estimé mercredi Rami Abdel Rahmane, président de l’OSDH.Le journal Al-Watan, proche du régime, titrait jeudi: “Alep, la mère des batailles”.Selon un correspondant de l’AFP, les combattants de l’ASL se sont emparés mercredi du commissariat du quartier Chaar (est), arrêtant des policiers, en blessant certains et en tuant d’autres.Un camion chargé de cartons portant les inscriptions en arabe “masques à gaz” a d’autre part été vu devant une base des rebelles dans Alep, selon ce correspondant.Damas avait reconnu lundi pour la première fois posséder des armes chimiques, affirmant qu’elles ne seraient jamais employées contre la population mais menaçant de les utiliser en cas d’intervention militaire étrangère.Avec la recrudescence des violences, la crise humanitaire s’est considérablement aggravée ces “quatre ou cinq derniers jours”, ont affirmé des experts de l’Union européenne.Le nombre de réfugiés entrant en Jordanie est passé cette semaine à 1.300 par jour, contre 400 à 500 il y a quelques semaines. “Les choses vont encore s’aggraver”, a affirmé l’un d’eux. “Nous devons passer à la vitesse supérieure, il n’y a pas assez d’argent”, a-t-il ajouté.Assad tombera “tôt ou tard”Sur le plan diplomatique, l’Arabie saoudite, qui soutient l’opposition, va proposer dans les prochains jours à l’Assemblée générale de l’ONU une résolution qui fera référence à la menace de Damas d’utiliser ses armes chimiques, selon l’ambassadeur saoudien à l’ONU.Cette initiative fait suite à l’échec jeudi dernier d’une résolution occidentale menaçant Damas de sanctions, à la suite des veto russe et chinois.Le patron de l’ONU Ban Ki-moon a dénoncé un “carnage” en Syrie et fustigé la communauté internationale pour ne pas protéger les civils, lors d’une visite à Srebrenica (Bosnie), où il a déploré l’échec de l’ONU à empêcher le génocide commis en 1995.Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius s’est déclaré pour sa part convaincu que “tôt ou tard”, Bachar al-Assad “tombera”, fustigeant son “comportement abominable”.Sur le plan politique, le général dissident Manaf Tlass a dit préparer une feuille de route pour une sortie de crise impliquant d’”honnêtes” gens au sein du régime mais sans M. Assad, dans un entretien au quotidien arabe Asharq Al-Awsat.De son côté, Israël a renforcé la sécurité le long de sa ligne d’armistice avec la Syrie, ont indiqué des sources de sécurité, ajoutant que de nombreux soldats avaient été envoyés sur le plateau du Golan, “officiellement pour s’entraîner mais il seront là si quelque chose se passe”.
Syriens : le business à l’ombre de la révolution
Industriels en Syrie, importateurs en Algérie. L’ail, le textile, la confiserie et les produits chimiques sont leurs principales marchandises. Parmi les réfugiés syriens installés récemment en Algérie, il n’y a pas que des «mendiants». Pour les businessmen, jamais les affaires n’ont été aussi bénéfiques qu’en ces temps de guerre civile. Enquête. «Je n’ai pas fui mon pays, je suis ici car l’Algérie m’offre l’opportunité de faire fructifier mon commerce», nous explique Koussay, 34 ans, commerçant syrien installé depuis peu en Algérie. Ce jeune businessman refuse de parler politique comme tous ses comparses rencontrés dans les nombreux «quartiers d’affaires» algérois. Difficile d’arracher des confidences à ces jeunes qui ont quitté la Syrie, en proie à des violences depuis le début du soulèvement populaire l’an dernier. Les Syriens semblent avoir trouvé en Algérie un terreau fertile pour l’expansion de leur business. «Les Syriens travaillent en Algérie depuis des années, mais cela ne concernait que l’importation de livres, notamment religieux, et de textile. Ces derniers temps, nous entendons de plus en plus parler de Syriens qui importent tous les produits et de tous les pays», soutient un douanier du port d’Alger. Djawed, 28 ans, propriétaire d’une confiserie en Syrie, est devenu importateur en Algérie. Depuis six mois, il a délégué la gestion de sa fabrique à son cousin. D’Algérie, Djawed supervise sa production à travers le téléphone, mais aussi internet. «Vous savez, je n’ai pas quitté mon pays de bon cœur, je l’ai fait car il me fallait un pied ailleurs !», argue-t-il sans pour autant nous expliquer les raisons qui l’ont poussé à fuir son pays. Pour esquiver la discussion, il se lance dans des explications sur le commerce. A l’approche du mois de Ramadhan, il importe la majorité de sa production en Algérie. «J’ai remarqué que les Algériens apprécient les sucreries. Ma chamiya a beaucoup de succès ici», lance-t-il fièrement, le sourire en coin. Car derrière ces sucreries se cache une amertume. Chbiha C’est Saïd, son associé algérien, qui accepte de parler. «Il a reçu des intimidations de la part des Chbiha à Damas. Certains membres de sa famille sont engagés dans la révolution. Il est traumatisé, il refuse de parler, car il a peur pour sa famille. Son cousin reçoit souvent la visite des autorités.» Djawed aurait, selon toujours le témoignage de son associé, trouvé un compromis avec les autorités : «Il donne la moitié de l’argent gagné ici, converti en euros, à un haut responsable sécuritaire à Damas. Un Syrien se charge de rapatrier cet argent ici ; de cette façon, sa famille reste en sécurité», révèle-t-il. Monaïm vit le même cauchemar. Issu d’une grande famille d’Alep, commerçant de génération en génération, il possède des fabriques, ateliers et commerces dans toute la Syrie. «Depuis le début du soulèvement populaire et tous les massacres que vous connaissez, les autorités ne nous lâchent plus. Nous étions dans l’obligation de fermer boutique. Nous n’avons gardé que les ateliers de confection où des femmes travaillent en cachette pour subvenir à leurs besoins», explique-t-il. Grâce à ses relations avec des «trabendistes» algériens, il arrive à acheminer les robes syriennes confectionnées en Algérie. «Je n’ai pas d’autre choix, je dois au moins minimiser les dégâts et les pertes», argue-t-il. Son business ne s’arrête pas là. «J’importe aussi des couettes, des couvertures et de la lingerie», poursuit-il. Samer a fait le voyage en Algérie avec Mounaïm. Sa spécialité, ce sont les fours traditionnels pour la production du khobz el chami (pain de Syrie). «Nous proposons notre marchandise à 10% de moins que nos concurrents libanais et jusqu’a moins 20% de ceux fabriqués en Turquie.» Samer ne possède ni bureau de liaison ni show-room en Algérie. «Je n’ai que deux numéros de téléphone et ça marche pour moi. Je reviens à l’instant de Batna, j’ai décroché trois commandes», s’enthousiasme le jeune commerçant. Sa chambre d’hôtel fait office de bureau et de repère pour ses clients. Le lendemain, Samer ira à Tiaret, à Relizane puis à Chlef à la rencontre de nouveaux clients. Package «Je me déplace et je supervise les lieux pour un éventuel emplacement. Une fois le matériel arrivé en Algérie, ils n’auront qu’à l’installer directement, je leur propose même des formations accélérées pour la préparation du pain.» Pour les transactions, elles se font en liquide. Samer se charge du reste. Un package inespéré pour les clients algériens. «Le transport du port jusqu’au client est pris en charge dans la facture», explique-t-il. Les autorités syriennes encourageraient, selon de nombreux témoignages, cette offensive économique en Algérie. Le pays affaibli par les sanctions internationales, elles se sont tournées vers les pays amis comme la Russie, la Chine ou l’Algérie. «Des facilités nous sont accordées pour les transactions du commerce extérieur, grâce à la politique internationale neutre de l’Algérie», soutient un jeune importateur syrien. Difficile de croire que sans la complicité et l’implication de certains barons de l’informel en Algérie, les Syriens pourraient faire du commerce en toute liberté. Première explication, les businessmen syriens fréquentent la Bourse parallèle du square Port Saïd. Mais l’explication nous vient d’un grand commerçant syrien alaouite installé en Algérie. A Bab Ezzouar, dans la banlieue est d’Alger, Tawfik tente de convaincre les importateurs algériens d’acheter syrien. L’ail est son business, un produit agricole demandé en Algérie, surtout à l’approche du Ramadhan. «Je tente de persuader les importateurs algériens de la bonne qualité de l’ail syrien. Pourquoi l’importer d’Espagne ou d’ailleurs, alors que nous le proposons à un prix inférieur !» L’argument semble attirer les clients. «C’est une bonne affaire qu’il nous propose. Ce qui nous intéresse le plus c’est le prix, pour l’écouler rapidement sur le marché, d’autant que la qualité est supérieure. Je pense que je vais conclure l’affaire avant les autres», affirme un importateur algérois. Cette férocité commerciale syrienne en Algérie touche désormais au cartel des importateurs les plus en vue. «Ce sont de bons commerçants. Grâce à leurs réseaux, ils arrivent à conclure des transactions que nous-mêmes n’avons jamais pu réaliser à Dubaï, en Egypte, voire même en Chine», avoue un grand importateur d’El Eulma. Grâce à leur bonne connaissance du marché algérien acquise en quelque temps, ils ont créé un nouveau business : la location de registre du commerce destinée exclusivement à la clientèle syrienne. Intermédiaire «J’ai loué le registre du commerce d’un importateur algérien, grâce auquel j’arrive à importer en toute quiétude», confie Nazim, 38 ans, de Damas. Il importe de la vaisselle, du textile, des fruits et des légumes secs et bien d’autres marchandises. Grâce à ses connexions en Iran, en Russie, en Inde et dans d’autres pays arabes, il propose une gamme variée de produits peu importés par les Algériens. Parmi ses clients, les gros commerçants d’El Eulma, de Semmar (Gué de Constantine), Tadjnant et El Hamiz. «Il est le seul à nous proposer un bon produit à un prix concurrentiel, un vrai djinn du commerce. S’’il continue ainsi, ils seront nombreux à mettre la clé sous le paillasson», affirme un membre des milieux de l’import-import. Nazim est renforcé par un autre Syrien, pro-régime, proche d’un haut gradé militaire. «Il est fortuné et n’a pas froid aux yeux. Depuis qu’il est arrivé en Algérie, il ne cesse de chercher à entrer en contact avec les militaires algériens, croyant qu’ils sont les détenteurs du business en Algérie», confie un haut responsable des Douanes algériennes. Nazim serait l’intermédiaire de l’oligarchie syrienne dans les milieux d’affaires algérois, en attente de conclure de gros contrats. Le régime syrien en décomposition a besoin d’argent, il vient le chercher en Algérie. Pour un haut responsable, «cela permettrait une issue sans risque pour de nombreux affairistes syriens qui ont accaparé le commerce durant des années en Syrie».